Intervenir avec un élève qui fait le difficile au repas

Mangeur difficile 8 min

Astuces pour aider les intervenants en milieu scolaire et les parents à gérer le comportement d’un enfant qui fait le difficile à table.

Par DFC - PLC, Équipe Nutrition
Garçon qui n'aime pas le contenu de sa boîte à lunch
Garçon qui n'aime pas le contenu de sa boîte à lunch

Points saillants

  • Deux astuces pour partir sur de bonnes bases
  • Plusieurs trucs pour soutenir le développement du goût
  • Le rôle des parents
  • La variation de l’appétit et des goûts : un processus normal

Comment intervenir?

L’enfant d’âge scolaire primaire fait parfois le bec fin, mais il est curieux et devrait toujours être encouragé à essayer de nouveaux aliments ou à en redécouvrir d’autres moins aimés.

Deux principes importants

  • L’encourager à goûter, sans pression, puis lâcher prise si un enfant refuse de goûter, afin de passer un moment agréable.
  • Laisser l’enfant décider de l’ordre dans lequel il mangera les aliments de son lunch et de la quantité qu’il consommera. S’il a peu mangé ou pas du tout et que la fin du repas arrive, l’aviser qu’il aura un long moment à attendre avant l’heure de la collation, tout en n’insistant pas outre mesure.

Il ne faut jamais forcer un enfant à manger au risque qu’il développe une relation négative avec cet aliment. Lors de la prochaine exposition, il faudra simplement réessayer à l’encourager. Peut-être que cette fois sera la bonne!

Quelques trucs à essayer

  • Donner l’exemple en mangeant avec les enfants au dîner ou à la collation, lorsque c’est possible.
  • Asseoir l’enfant plus difficile près d’un ou de plusieurs bons mangeurs.
  • À l’heure du repas ou de la collation, susciter l’intérêt des enfants en explorant les aliments de leur lunch. Discuter de leur forme, de leur couleur, de la façon de les cultiver ou de les produire, etc. Ce type de discussion peut aussi accompagner une activité de dégustation spéciale.
  • Tenter d’assurer une ambiance agréable à l’heure du repas et des collations. Manger, c’est aussi une activité sociale. On laisse donc libre cours aux discussions, en évitant le vacarme. Consulter la "Fiche pour une ambiance agréable au repas" offerte dans la Boîte à outils de l’Association québécoise pour la garde scolaire.
  • En plus des discussions à l’heure des repas et des collations, ainsi que des dégustations, d’autres activités peuvent être réalisées pour faire découvrir des aliments et la saine alimentation aux enfants. Des ateliers culinaires, des jeux actifs, des projets créatifs et une foule d’autres idées sont proposés sur notre site Web. Le recueil d’activités "Création et recreation" est aussi remis aux intervenants qui assistent à notre formation gratuite.

Et les parents dans tout ça?

  • Un enfant a une boîte à lunch souvent beaucoup trop remplie pour son appétit? Lui suggérer d’en discuter lui-même avec ses parents. Venant de l’enfant, le message risque de mieux passer!
  • Utiliser les vidéos ou télécharger les fiches que l’on retrouve dans la Boîte à outils de l’Association québécoise pour la garde scolaire, afin d’appuyer votre approche auprès des parents (p. ex. : "Fiche sur le partage des responsabilités aux repas").
  • Le "Guide pratique et sympathique - Déjeuners + collations + lunchs" est aussi un outil inspirant pour les parents. Commander des exemplaires gratuitement.
  • Afficher les créations des enfants dans l’école, à la vue des parents, ou les faire parvenir à la maison. Ainsi, leurs créations deviennent un outil de communication (p. ex. : murale d’idées de collations ou de lunchs nutritifs).
  • Orienter les familles vers des sites Web leur étant destinés : cuisinonsenfamille.ca par exemple, qui fournit des astuces et des recettes pour impliquer les enfants dans la préparation des repas.

L’enfant mange moins à un repas, mais davantage aux autres repas et aux collations?

  • Il n’y a pas matière à s’inquiéter! Un enfant en santé et au développement normal est capable de manger selon ses besoins.

La qualité de l’alimentation d’un enfant ne repose pas sur un seul repas, mais sur l’ensemble de la journée ou même de la semaine.

  • Si le parent ou vous-même êtes inquiet, ne pas hésiter à discuter ensemble de ce qui se passe à l’école et à la maison. Par exemple, la routine ou le contexte familial peuvent avoir une influence sur les comportements à table à l’école (p. ex. : le déjeuner est pris tôt ou tard; le déjeuner est plus ou moins nourrissant; des situations de stress sont vécues ou non).

Et surtout, surtout, s’assurer de mettre le plaisir à l’honneur à l’heure du repas! Des expériences positives et des découvertes constituent les premiers pas vers une saine alimentation!

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Comportements à table
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