Norme nationale pour la production de lait de vaches nourries à l’herbe

Foire aux questions

Cette page est destinée aux producteurs

1. Qu’est-ce que la Norme nationale des PLC pour la production de lait de vaches nourries à l’herbe?

La Norme nationale des PLC pour la production de lait de vaches nourries à l’herbe est une nouvelle norme nationale pour le lait arborant la mention « nourries à l’herbe ». La norme établit également un processus de certification pour les fermes qui produisent du lait de vaches nourries à l’herbe.

En vertu de la nouvelle norme, l’herbe ou les fourrages doivent composer au moins 75 % de l’alimentation des vaches, et les 25 % restants doivent provenir de céréales et de suppléments, lesquels sont essentiels à la santé des vaches. Pour s’assurer de respecter les exigences du programme, les fermes doivent être certifiées et auditées par des organismes de certification tiers qualifiés désignés par les PLC.

La norme a été établie en consultation avec les producteurs laitiers, les associations laitières provinciales, les transformateurs de produits laitiers et les représentants des associations de transformateurs laitiers, des spécialistes de la nutrition des ruminants et des chercheurs universitaires. Le programme suit également les lignes directrices de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour ce type d’allégation.

2. Pourquoi ce programme est-il nécessaire?

La norme nationale a été élaborée en réponse à une demande croissante de la part des consommateurs pour du lait de vaches nourries à l’herbe. La création d’une norme nationale permettra une plus grande uniformité entre les provinces participantes grâce à des mesures qui garantiront le respect de la norme pour le lait de vaches nourries à l’herbe.

3. Ce programme suit-il les lignes directrices de l’ACIA?

Oui. Le programme suit les lignes directrices de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour ce type d’allégation.

4. Quelles consultations ont été menées auprès des producteurs et des transformateurs?

Les producteurs et les transformateurs ont été consultés tout au long de l’élaboration de la Norme nationale des PLC pour la production de lait de vaches nourries à l’herbe et ont eu l’occasion de fournir leurs commentaires aux PLC.

5. Quelle sera la validation/certification effectuée?

Les fermes produisant du lait de vaches nourries à l’herbe seront auditées par un organisme de certification accrédité pour confirmer qu’elles respectent la norme. En plus de l’inspection annuelle à la ferme, les fermes peuvent faire l’objet d’une inspection non programmée. Et en plus de ces audits, le lait des fermes certifiées « nourries à l’herbe » fait l’objet d’au moins six tests des biomarqueurs par année (un tous les deux mois) chapeautés par l’association provinciale.

6. Il s’agit d’un projet pilote. Qu’est-ce que cela signifie?

En septembre 2019, le conseil d’administration des PLC a approuvé le lancement de la nouvelle norme à titre de projet pilote d’un an. Au cours de cette période, les producteurs qui choisissent de produire du lait de vaches nourries à l’herbe conformément à la norme nationale des PLC doivent adhérer à la nouvelle norme. Le lait des producteurs qui participent au programme sera analysé à intervalles réguliers par un laboratoire certifié par leur office provincial (six fois par année, environ tous les deux mois).

Les PLC recueilleront des données à des fins d’amélioration durant la période du projet pilote, entre autres sur l’alimentation, l’efficacité des tests des biomarqueurs et d’autres éléments du programme. Les PLC présenteront les résultats et une recommandation au conseil d’administration en septembre 2020, date à laquelle les lignes directrices et la norme seront réévaluées.

7. En principe, je suis d’accord avec l’analyse du lait, mais à quoi servent les mesures de référence des biomarqueurs?

L’idée derrière l’analyse des biomarqueurs dans le lait est de disposer d’un outil pour vérifier que les vaches faisant partie du protocole « nourries à l’herbe » consomment bel et bien au moins 75 % de fourrages. Combinés à la documentation, les tests fourniront aussi des données additionnelles sur l’efficacité des biomarqueurs pour le lait de vaches nourries à l’herbe tout au long de l’année.

Protocole d’alimentation des animaux

1. Pourquoi les suppléments de céréales sont-ils permis, et comment le ratio 75 % d’herbe ou de fourrages et 25 % de céréales a-t-il été établi?

Plusieurs autres pays exigent une alimentation à 100 % d’herbe ou de pâturage dans leur protocole d’alimentation des animaux, mais ce n’est pas possible au Canada en raison de nos hivers. Les vaches produisent beaucoup de lait et ont besoin d’une quantité minimale de céréales et de suppléments afin d’avoir l’énergie et les nutriments nécessaires à une production de lait et une santé optimales. Une carence en énergie ou en protéines peut causer des problèmes de santé à la vache. Les suppléments de céréales aident à s’assurer que les besoins nutritionnels des vaches sont comblés. Le ratio 75:25 a été déterminé en consultation avec des spécialistes en nutrition des ruminants et fera l’objet d’une surveillance durant le projet pilote. Chaque producteur devrait consulter un spécialiste pour vérifier la qualité des aliments conformément à la norme 75:25 afin de confirmer que sa ferme respecte réellement les besoins nutritionnels du troupeau.

2. Pourquoi les fourrages sont-ils permis dans la norme du lait de vaches nourries à l’herbe?

Le fourrage est formé des parties végétatives comestibles des plantes autres que les grains séparés, par exemple l’herbe, qui peuvent servir d’aliments aux animaux mis au pâturage ou qui peuvent être récoltées pour servir d’aliment.

3. Pourquoi avez-vous décidé de dresser une liste des aliments interdits?

Pour nous assurer que les vaches consomment au moins 75 % d’herbe/de fourrages, nous devons nous assurer de l’intégrité des résultats des tests de biomarqueurs en interdisant certains aliments qui ont un effet indésirable sur les biomarqueurs.

4. Pourquoi le tourteau de soya est-il acceptable, mais pas le soya?

Le soya entier, le tournesol et le carthame sont riches en acide linoléique, ce qui fait augmenter le ratio oméga 6:oméga 3.

Les tourteaux extraits par solvant, comme le tourteau de soya, n’ont quant à eux pas cet effet négatif (parce que l’huile est extraite) et peuvent donc être utilisés.

Les tourteaux extraits par pression peuvent contenir une trop grande quantité d’huile résiduelle (de 6 à 8 %) et devraient être utilisés avec prudence.

5. Pouvons-nous ou devrions-nous permettre différents niveaux de concentrés durant l’hiver vs l’été?

Le pourcentage de céréales et de suppléments peut augmenter jusqu’à un maximum de 30 % de la consommation de matière sèche totale si le producteur obtient une recommandation écrite d’un spécialiste de la nutrition des ruminants ou du vétérinaire du troupeau. Cette modification serait combinée à une évaluation de la qualité du fourrage ingéré durant les mois d’été ou d’hiver.

6. Pourquoi y a-t-il une limite de 1 kg/jour de lin, alors que l’on sait que le lin améliore très efficacement le ratio oméga 6:oméga 3?

Encore une fois, pour nous assurer que les vaches consomment au moins 75 % d’herbe/de fourrages, nous devons nous assurer de l’intégrité des résultats des tests de biomarqueurs en interdisant certains aliments qui ont un effet indésirable sur les biomarqueurs. Une limite a été imposée pour le lin puisqu’il peut avoir un effet indésirable sur les résultats des tests de biomarqueurs.

Gestion du pâturage, mise au pâturage, claustration et fourrages de réserve

1. Pourquoi la zone de pâturage par animal est-elle identique à la zone de pâturage de la norme biologique? Je m’attendrais à ce qu’une norme pour le lait de vaches nourries à l’herbe exige une plus grande zone consacrée à la mise au pâturage.

La norme biologique utilise « l’unité animale ». Il a été déterminé que l’exigence minimale pour le projet pilote devrait être comparable à celle de la norme biologique en ce qui concerne la zone consacrée à la mise au pâturage.

Santé et bien-être des animaux

1. Concernant l’évaluation du bien-être animal de proAction, aurais-je besoin d’utiliser une « procédure accélérée »?

Par exemple, si ma date de conformité obligatoire est juillet 2019, devrais-je utiliser la « procédure accélérée » pour ma conformité, c’est-à-dire la visite d’un représentant sur le terrain et de Holstein Canada pour l’évaluation des animaux?

Non, vous pouvez garder votre mois de validation actuel et vous conformer aux exigences de proAction.

Analyses et audits

1. Quels biomarqueurs seront testés et à quelle fréquence?

L’authentification du lait produit conformément à la norme pour le lait de vaches nourries à l’herbe est basée sur le protocole d’alimentation et sur des biomarqueurs précis, c’est-à-dire 18:2 n-6/18:3 n-3 (ratio oméga 6:oméga 3). Le ratio sera testé au moins six fois par année à intervalles réguliers.

2. Qui paiera les coûts de l’analyse?

Les producteurs paieront le coût des tests des biomarqueurs.

3. Que se passe-t-il si un producteur « échoue » au test des biomarqueurs (c’est-à-dire de combien de résultats positifs aura-t-il besoin afin de pouvoir expédier à nouveau du lait de vaches nourries à l’herbe)?

Les niveaux des biomarqueurs sont un outil de surveillance pour le protocole d’alimentation des animaux. Si un producteur « échoue » à un test des biomarqueurs, l’organisme de certification pourrait exiger une revue du protocole d’alimentation des animaux, du plan de gestion du pâturage ou de tout autre document. Cela pourrait également déclencher une inspection de la ferme additionnelle si l’organisme de certification le juge nécessaire. Toute non-conformité à la norme identifiée doit être résolue avant que la ferme produisant du lait de vaches nourries à l’herbe puisse expédier à nouveau du lait dans le cadre du programme.

4. Qui effectuera les audits par un tiers? À quelle fréquence? Quelle formation suivront-ils pour être qualifiés?

Un organisme de certification (OC) accrédité effectuera au moins un audit de la ferme et des documents par année. Les OC accrédités doivent respecter certaines exigences établies par les PLC (y compris être certifiés par l’ACIA pour effectuer la certification biologique, se conformer aux normes ISO, etc.).

La liste des OC accrédités sera publiée sur le site Web des PLC.

5. L’auditeur (organisme de certification) devrait-il avoir son mot à dire pour s’assurer que la norme est clairement comprise et que les intentions sont respectées?

Oui, et le processus à suivre pour toute préoccupation concernant l’interprétation de la norme est présenté dans les lignes directrices d’exploitation du programme.

6. Devrait-il y avoir une période de transition pour avoir accès au programme?

Oui. Les producteurs qui veulent adhérer au programme doivent présenter des documents aux fins d’examen par un OC et se soumettre à une inspection de la ferme initiale. Ensuite, ils doivent respecter les niveaux de biomarqueurs lors de deux tests consécutifs du réservoir à lait (sur une période de deux mois) avant d’obtenir leur certification de lait de vaches nourries à l’herbe.

7. Est-ce que le producteur doit tenir des registres?

Oui, et il doit les conserver pendant cinq ans.

8. Qui paie les coûts de la certification?

Les producteurs devront payer les frais de l’OC accrédité de leur choix.

Coût de production/prime

1. Quelle est la prime pour la production de lait de vaches nourries à l’herbe?

La prime pour la production de lait de vaches nourries à l’herbe sera déterminée par chaque office provincial en consultation avec les transformateurs pertinents.