À l’avant-garde de l’industrie laitière : entretien avec Sarah, productrice de la Colombie-Britannique

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Sarah utilise ses compétences pour défendre la production laitière canadienne et raconter la passion qui anime cette industrie — que ce soit auprès des pouvoirs publics, des consommateurs ou en faisant connaître les expériences de ses confrères et consœurs.

Par DFC - PLC, Équipe des communications
Sarah in farm vehicle

Points saillants

  • Sarah exploite une ferme laitière en troupeau fermé en C.-B., où elle prend soin de 340 vaches et cultive 69 hectares.
  • « Le leadership dans l’industrie devrait être à l'image des personnes qui la composent, et il y a au Canada une multitude de femmes qui font tourner les fermes laitières au quotidien. »

Sarah, productrice laitière en Colombie-Britannique, est reconnue dans sa communauté pour son engagement envers l'industrie, à tel point qu'il est bien étonnant d'apprendre qu'elle n'a pas grandi sur une ferme laitière.

Même en étant relativement nouvelle dans le milieu, Sarah n'a jamais cessé de faire preuve de leadership, tant à la ferme qu'à l’extérieur. Elle utilise ses compétences pour défendre la production laitière canadienne et raconter la passion qui anime cette industrie — que ce soit auprès des pouvoirs publics, des consommateurs ou en faisant connaître les expériences de ses confrères et consœurs.

« J’ai compris que si on est une femme et que l’on veut s’imposer comme leader dans le secteur laitier canadien, il faut élaborer ses projets avec méthode », explique-t-elle. « Il faut faire preuve de courage et de ténacité. Ça ne se fait pas tout seul. J’espère que le fait que des personnes comme moi s’impliquent et apportent leur contribution facilitera la tâche à celles qui viendront après. »

Réussir à s'intégrer : comment Sarah a trouvé sa place dans l'industrie laitière

Sarah exploite une ferme laitière en troupeau fermé en C.-B., où elle prend soin de 340 vaches et cultive 69 hectares (170 acres) avec son mari, Gene, et le frère de ce dernier, Grant.

Plus tôt dans sa vie, quand elle imaginait son avenir, ce n’était pas tout à fait la tournure des choses qu’elle avait envisagée : avant de rencontrer son futur mari, un producteur, lors d'un mariage, Sarah avait décroché un diplôme en études canadiennes, avec pour objectif de se lancer dans des domaines comme la diplomatie internationale.

Mais le fait d'être une nouvelle venue dans le milieu n'a jamais empêché Sarah de se plonger tête première dans l'aventure. Après s’être jointe à l'équipe de la ferme familiale, Sarah s'est rapidement mise au travail, apprenant les rouages de la gestion d'une ferme laitière et découvrant où elle pouvait mettre ses compétences à profit.

En fait, Sarah s'est sentie tout à fait à sa place dans cette ferme axée sur la performance et l'efficacité du troupeau : « toujours faire un petit quelque chose pour être un peu meilleure », comme elle le dit elle-même.

« Nous avons la chance que notre troupeau se retrouve parmi les troupeaux les mieux gérés selon Lactanet depuis plusieurs années », indique-t-elle. « C’est une belle reconnaissance des succès réalisés à la ferme. Nous avons une équipe formidable. »

Sarah s’est rapidement familiarisée avec l’aspect commercial de la production laitière, devenant un maillon essentiel de la planification stratégique et du transfert d'entreprise. Plus elle gagnait en expérience, plus elle prenait conscience de l'importance de la production laitière — tout comme la foresterie l'avait marquée dans sa famille lorsqu'elle était jeune.

« J’ai vraiment senti que nous avions quelque chose de très précieux dans le secteur laitier, particulièrement au Canada », explique Sarah, dont le père travaille dans l’industrie forestière en Colombie-Britannique. « J’ai vu comment la foresterie a évolué, pour décliner par la suite dans la collectivité où j’ai grandi, et je me suis dit : Je ne laisserai pas cela se produire ici. » La gestion de l’offre est importante pour les entreprises agricoles, mais aussi pour leurs animaux, leurs collectivités et la sécurité alimentaire du pays — et les gens de l’extérieur de l’industrie ne le comprennent pas toujours. J’ai toujours considéré cela comme un privilège et une opportunité, et jamais comme un droit acquis. Il nous incombe, en tant que producteurs, de continuer à en démontrer la valeur. »

Elle n’a pas perdu de temps pour mettre à profit cette perception des choses à l’extérieur de la ferme. Sarah s’est constitué un cercle d’influence grâce à son travail de sensibilisation et de défense des intérêts sur les réseaux sociaux et lors d’événements de l’industrie, se taillant rapidement une nouvelle place.

Sarah hosts the Canadian Podcow

Agir en leader en montrant l’exemple : comment l’écoute et la compréhension ont aidé Sarah à soutenir les autres producteurs laitiers

Sarah est aujourd'hui une figure incontournable du secteur laitier canadien. Elle siège au conseil d'administration de l’organisation provinciale des producteurs laitiers, où elle a exercé le mandat de vice-présidente pendant quatre ans avant d'être également élue pour représenter la C.-B. à l'échelle nationale.

« Au départ, lorsque j'ai posé ma candidature au conseil d’administration de l’organisation provinciale, j'étais sur Instagram depuis des années, et les gens ne me connaissaient que parce qu'ils avaient vu des photos de ma ferme. »

Lorsque l'occasion d'animer le balado The Canadian Podcow s'est présentée, Sarah y a vu un excellent moyen d'élargir son réseau au Canada et d'entendre davantage de points de vue issus des divers horizons de notre industrie.

« Une fois que vous comprenez ce qui motive les producteurs, vous comprenez pourquoi ils peuvent se montrer intransigeants sur certains points. Il est facile de se dire : « Oh, ça n’a pas d’importance pour moi qui vis ici, en Colombie-Britannique », alors que cela compte énormément pour quelqu'un à Terre-Neuve. »

Sarah accomplit tout cela tout en participant à la gestion de l'entreprise et en élevant deux garçons. Elle montre que le secteur laitier canadien offre de nombreuses possibilités à ceux qui souhaitent mettre leurs talents à profit.

« En matière de leadership, je suis une innovatrice », dit-t-elle. « Les femmes subissent actuellement une forte pression pour répondre aux attentes de tout le monde, mais il est essentiel est de demeurer soi-même. J'espère qu'on en arrivera à un point où cela deviendra plus naturel pour les gens, un point où les différences seront véritablement acceptées. »

Le parcours de Sarah reflète celui de nombreuses femmes occupant des postes à responsabilité dans l’industrie laitière canadienne. Son histoire va bien au-delà des simples étiquettes de mère sur le marché du travail, de chef d'entreprise agricole et de leader de l’industrie. Elle montre ce que réserve l'avenir aux femmes qui tracent leur propre chemin en agriculture.

« Nous devons mieux nous comprendre les uns les autres. Et plus j’apprends à connaître les autres régions du Canada, les différentes pratiques agricoles ou les gens en général, plus je suis en mesure de servir le conseil d'administration et de renforcer nos liens ainsi que notre communauté. Le leadership dans l’industrie devrait être à l'image des personnes qui la composent, et il y a au Canada une multitude de femmes qui font tourner les fermes laitières au quotidien. » 

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