Par DFC - PLC, Équipe Politique

La production laitière canadienne correspond étroitement à la demande des consommateurs.  La Commission canadienne du lait estime que presque tout le lait produit dans les fermes laitières canadiennes se rend sur le marché.

Les producteurs sont des gens d’affaire et n'ont pas d’intérêt économique à produire trop de lait. Prendre soin de chaque vache demande des ressources : du temps et de l’effort, de l'argent et des fourrages. En optimisant sa production laitière, le producteur évite aussi de gaspiller plusieurs ressources.

De la ferme aux transporteurs et transformateurs, tout le monde travaille à acheminer, chaque jour,  le lait de grande qualité des fermes aux usines, pour qu’il soit transformé en divers produits laitiers que nous aimons tous.

À la ferme

Cela dit, une petite partie du lait reste à la ferme, pour nourrir les veaux par exemple. Et, afin de respecter les normes de qualité élevées canadiennes, les producteurs sont responsables de jeter le lait provenant d’une vache qui montre des symptômes de maladie ou d’une vache qui reçoit un médicament. De plus, il arrive que les conditions routières et météorologiques rendent le transport du lait impossible. C’est plutôt rare mais il faut alors en disposer à la ferme.

À la transformation

Il arrive qu'une usine de transformation doive suspendre les livraisons de lait en cas de conflit de travail ou de travaux d'entretien de ses infrastructures. L’office de commercialisation de la province fait alors tout son possible pour rediriger le lait vers une autre usine de transformation afin de pasteuriser le lait et de le transformer. Enfin, bien que cela soit rare, une usine peut constater que le lait ne répond pas aux normes canadiennes, qui sont parmi les plus strictes au monde. Il faut alors en disposer de façon sécuritaire. Si le lait est rejeté par l’usine, le producteur responsable est retracé et il doit en assumer les coûts.

On cherche toujours à placer les composants du lait qui restent après la transformation du lait en divers produits. Ces composants peuvent ainsi nourrir des animaux de ferme, être ajoutés au fumier qui sera répandu sur les champs ou encore, être incorporés à d’autres matières organiques qui produisent de l'énergie dans des biodigesteurs.

Prévention des pertes et gaspillage alimentaires

Des producteurs agricoles et transformateurs d’aliment aux restaurants, détaillants et consommateurs, tous ont un rôle à jouer pour réduire le fardeau social relié à la perte et au gaspillage d’aliments.

Des organisations telles que les Nations Unies définissent la perte de denrées alimentaires comme ce qui ne quitte pas la ferme ou est perdu au début du processus de production, tandis que le gaspillage alimentaire correspond davantage aux aliments préparés et prêts à être consommés par les humains, mais qui sont jetés.

Les producteurs laitiers canadiens travaillent dans le cadre d'un système de gestion de l'offre qui permet d’aligner la production de lait à la quantité nécessaire pour répondre à la demande des consommateurs canadiens. Cet alignement va dans le sens des solutions reconnues pour réduire les pertes alimentaires proposées par le gouvernement du Canada et d'autres experts travaillant dans ce domaine. Le premier principe est d’éviter ou de réduire la surproduction.

Autres questions :

Combien de temps faut-il pour que le lait quitte la ferme et se retrouve sur les rayons des magasins? 

Les normes de qualité du lait sont-elles plus élevées aujourd'hui qu'il y a quelques années?

 

Références

Commission canadienne du lait, Le voyage du lait au Canada, consulté le 26 août 2026

R. Gervais & al, L’ajout de lactose aux rations laitières, pourquoi pas? Le Producteur de lait québécois, le 1er décembre 2025 et  Progressive Dairy – en français, 1er mars 2026

Gouvernement du Canada, Réduction des pertes et du gaspillage alimentaire, consulté le 26 août 2026   

Nations-Unies, Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture, consulté le 26 août 2026

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