Qualité du lait
Parce qu’ils sont fiers et passionnés, les producteurs laitiers canadiens produisent du lait nutritif de grande qualité dans le respect de normes parmi les plus strictes au monde.
Le programme proAction s’appuie sur des règlements provinciaux et fédéraux rigoureux, donnant aux consommateurs la certitude que chaque goutte de lait qu’ils savourent est salubre, fraîche et délicieuse.
Prélever des échantillons et surveiller la qualité du lait
Tout le lait produit dans les fermes canadiennes est inspecté, et un échantillon est prélevé avant qu’il soit collecté à la ferme. De plus, des échantillons du lait conservé dans les réservoirs à la ferme et dans les camions de lait sont testés afin d’en contrôler la qualité.
Les producteurs laitiers détiennent un permis et font l’objet d’inspections par l’autorité réglementaire de leur province. De plus, ils surveillent régulièrement le taux de bactéries, de matières grasses et de protéines, et d’autres critères de qualité du lait.
Tous les camionneurs qui transportent le lait sont des experts formés en classification du lait – ils inspectent, mesurent et prélèvent des échantillons du lait avant de le charger dans le camion.
Tout le lait canadien est testé dans les usines de transformation et des laboratoires pour veiller à ce qu’il réponde aux normes de qualité et de salubrité des aliments.
L’utilisation d’hormones de croissance artificielles étant interdite au Canada, les consommateurs peuvent avoir la certitude que le lait produit en vertu de proAction est exempt de STbr.
Frais et délicieux
Le lait est collecté à la ferme chaque jour ou aux deux jours afin que les consommateurs savourent du lait et des produits laitiers dont le goût et la fraîcheur sont incomparables.
Veiller à ce que le lait soit de la plus grande qualité
Le secteur laitier canadien a mis en place une norme nationale pour le compte de cellules somatiques (CCS) par millilitre de lait cru. Un CCS faible est un gage de qualité et de durée de conservation accrues pour le lait nature pasteurisé.
Le secteur laitier a placé la barre haut pour le compte de cellules somatiques. En 2012, les PLC ont travaillé en collaboration avec les organismes de réglementation provinciaux afin d’établir une nouvelle norme nationale de 400 000 cellules/ml, et les autorités réglementaires provinciales ont toutes changé leur réglementation afin de s’y conformer. De janvier à juin 2021, tous les résultats de CCS moyens des provinces ont dépassé considérablement cette cible, pour atteindre moins de 200 000 cellules/ml.
Ressources pour les producteurs
Les producteurs gèrent chaque jour des critères de qualité afin de contrôler le compte de cellules somatiques (CCS), les niveaux de bactéries, le point de congélation et les agents inhibiteurs. Ces critères sont réglementés et servent à évaluer la qualité du lait à la ferme. Pour demeurer parmi les meilleurs du monde, les producteurs se doivent d'être proactifs. Voilà pourquoi ils ont amélioré leur CCS.
Qu’est-ce que le CCS?
« À la base, le lait provenant d’une glande mammaire saine contient un certain nombre de cellules somatiques. Ces cellules servent à monter la garde en cas d'infection. Lorsqu’une infection survient dans la glande mammaire, le CCS augmente. Pour la vache, les cellules somatiques sont des alliées qui lui permettent de combattre une infection. Or, le producteur souhaite éviter les infections, car elles ont un impact sur la production de même que sur la santé et le bien-être de la vache. »
Source : Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine et la qualité du lait
Exigences
La qualité du lait est évaluée chaque fois que le lait est ramassé à la ferme. Un échantillon est prélevé et soumis aux analyses afin de vérifier que le lait respecte quatre critères que les producteurs mesurent quotidiennement. Voici les objectifs et les normes pour la Qualité du lait.
1. Agents inhibiteurs
Le lait doit être exempt de substances qui inhibent la croissance bactérienne dans le lait cru, notamment des résidus de médicaments vétérinaires. Si les résultats de l’analyse de l’échantillon de lait prélevé dans le bassin de vrac révèlent la présence d’agents inhibiteurs, quels qu’ils soient, dans la fourchette de pénalité, le producteur se verra infliger une pénalité. Le producteur contrevenant devra peut-être aussi payer les pertes de chargement et les coûts connexes en cas de contamination du chargement d’un camion-citerne si les résultats de l’analyse de l’échantillon de lait prélevé ont révélé la présence d’agents inhibiteurs dans la fourchette de pénalité.
2. Point de congélation anormal
Le point de congélation normal du lait est inférieur à - 0,506 °C. Une pénalité est appliquée lorsque les résultats officiels au cryoscope sont supérieurs au niveau prescrit pour le point de congélation anormal de - 0,507 °C.
3. Bactéries
Au Canada, il existe deux méthodes pour mesurer le taux de bactéries du lait cru. Conformément à la première méthode, le Bactoscan, le lait doit contenir moins de 122 000 cellules bactériennes individuelles par ml. La deuxième méthode, qu'on appelle « comptage sur plaque normalisé », est utilisée dans certaines provinces et d'autres pays. Le seuil associé à cette méthode est de 50 000 UFC/ml.
4. Compte de cellules somatiques (CCS)
Le lait doit contenir moins de 400 000 cellules individuelles (CI) par ml. Un échantillon de lait contenant plus de 399 000 CI/ml se trouve dans la fourchette de pénalité.
Feuillets d'information
Ressources additionnelles
Le Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine et la qualité du lait rassemble les connaissances de plusieurs chercheurs canadiens au sujet de la qualité du lait et de la santé du pis.
Les fermes sont inspectées à l'échelle provinciale afin de garantir que les étables, les installations et l'équipement sont adéquats et satisfont aux exigences. Toutes les provinces ont des inspections. En voici deux exemples qui sont en ligne, Colombie-Britannique (en anglais seulement), Ontario.